Edogawa Ranpo (anagramme de Edgar Allan Poe) est japonais et considéré comme le maître fondateur de la littérature policière japonaise. Mais en lisant chacun de ses livres (dont celui-ci qui est mon préferé), on comprend vite que cette qualification est bien réductrice quant à son oeuvre. Dans La chambre rouge, on plonge dans le raffinement du Japon, intemporel et charnel. Le thème de la perversion obsessionnelle mêlée à l'originalité des intrigues font de cet auteur un écrivain unique en son genre(n'ayons pas peur des mots). Quand on pénétre dans un univers tel qu'il est décrit ici, on a l'impression d'entrer par effraction dans des délires mentaux ou règne en maîtresse une logique, somme toute, humaine. Et à avoir pris autant de plaisir à lire ces nouvelles, on se demande si on est vraiment sain d'esprit (pour ceux qui avaient encore des doutes)...
