Mercredi 6 décembre 2006
Boulgakov nous livre ici, encore une fois, un récit plein de sa verve d'inspiration fantastique.Voilà ce qui arrive quand un médecin se prend de vouloir greffer l'hypophyse et les glandes sexuelles du cadavre d'un jeune bolchevik sur un chien errant. Son but: la création de l'homme-nouveau. La transformation est affligeante (pour notre plus grand plaisir bien sûr)et n'a rien de nouveau: ce chien qui n'avait rien demandé à personne devient un ivrogne imbuvable.
Dans le contexte politique de l'époque, on l'aura compris, cette farce cruelle a pour but de malmener prolétaires et bourgeois, medecins et bureaucrates. La folie de l'époque de l'auteur (début 1900) fait peur, mais heureusement qu'il nous en fait part de façon détournée et avec humour. Voilà tout le talent de Boulgakov.

premier?? Ah oui, effectivement, il y en a d'autres... Bon, alors, comment me démarquer?